EVENEMENTS PRINCIPAUX

Une délégation des « États-Unis du Monde » et de la « Fondation Méditerranée » participe aux principaux événements organisés au Cameroun à l’occasion de la visite du pape Léon XIV. Le pape rencontre plus de cent mille personnes représentant le peuple camerounais et cette Afrique « pillée », comme il l’avait lui-même définie en reprenant la question posée par le Christ à ses disciples dans le passage de la multiplication des pains et des poissons: C’est l’Évangile proclamé lors de la messe à Douala, capitale économique de quatre millions d’habitants, face à l’océan, à une heure de vol de Yaoundé, que le Souverain Pontife visite au cours de son voyage apostolique à travers quatre nations du continent. En voiture, Léon XIV parcourt l’artère qui traverse les bidonvilles qui tourmentent l’Afrique. Il passe entre les cabanes en bois et les familles qui vivent sur cette terre aride. Puis il arrive au « Japoma Stadium », dans la citadelle du sport estampillée « Coupe d’Afrique », où il célèbre l’Eucharistie. La chaleur est torride. Et à bord de la papamobile, il traverse la foule au milieu des chants et des danses. Au cours de la liturgie, Léon XIV cite la question posée par l’Écriture qui, dit-il, s’adresse aujourd’hui « à ceux qui ont la responsabilité sociale et politique de veiller sur le peuple et son bien-être ». Et qui ont pour tâche de répondre à la « faim du peuple » qui humilie une grande partie de l’humanité, dénonce-t-il.  « Une soif de paix, de liberté, de justice », tient-il à le faire savoir. Et une soif de « nourriture » qui est « rationnée en raison de l’urgence », « volée par la convoitise », « gaspillée par ceux qui se gavent devant ceux qui n’ont rien à manger ». L’alternative à la gloutonnerie est le « miracle » du « partage », comme l’appelle le Pape dans l’homélie prononcée tant en français qu’en anglais. Et il met en garde: « Il y a du pain pour tous si on le donne à tous. Il y a du pain pour tous s’il est pris non pas d’une main qui s’empare, mais d’une main qui donne ». 
Certes, explique Léon XIV, « à la nourriture qui nourrit le corps, il faut joindre avec la même charité la nourriture de l’âme ». Car « beaucoup connaissent la pauvreté, tant matérielle que spirituelle », dit-il en s’adressant aux jeunes. Et il leur réserve un encouragement particulier: « Ne cédez pas au découragement et à la défiance; refusez toute forme d’abus et de violence, qui trompent en promettant des gains faciles mais endurcissent le cœur et le rendent insensible. Soyez les acteurs de l’avenir, en suivant la vocation que Dieu donne à chacun, sans vous laisser acheter par des tentations qui gaspillent les énergies et ne servent pas au progrès de la société ». Il leur donne pour exemple Floribert Bwana Chui, le jeune Congolais de Sant’Egidio, martyr pour s’être opposé à la corruption et premier bienheureux du pontificat de Léon XIV.